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Abracadabrantesque 3:020:00/3:02
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0:00/4:03
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Axolotl 3:210:00/3:21
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Caïman certain 2:540:00/2:54
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French Baguette 5:120:00/5:12
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Banquette arrière 6:040:00/6:04
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Parfum musqué 2:560:00/2:56
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Boomer Beach Club 5:270:00/5:27
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Faux cils 3:240:00/3:24
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Mon Général 3:560:00/3:56
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Bio
Metz, le quartier impérial. - De 1970 à 1983, J'ai grandi dans ce quartier édifié par les allemands, à l'époque du règne de Guillaume II.
Le palais du Gouverneur, édifié en 1902 incarne la puissance militaire et l'ambition impériale de Guillaume II.
St Symphorien, la citadelle imprenable ! Ici c'est Metz !
Je n’oublie pas d’où je viens. Fils d’un ingénieur sidérurgiste, j’ai grandi dans une famille aisée, entre rigueur protestante et culture républicaine. Mon père révisait son diplôme de Gadzart à la lueur d’une bougie, caché à la cave pendant les alertes à Paris. Cela impose le respect. Mais ça donne aussi envie de fuir… de dévier de la voie toute tracée des Arts et Métiers, déjà empruntée par mon grand-père, mon oncle, et donc mon père… Sortir du moule, échapper au déterminisme social et familial, quitte à se tromper plusieurs fois. et ne jamais se trouver totalement… La vie est une quête inachevée.
Malgré les années, malgré les renoncements collectifs, la croix de Lorraine, l’idée de résistance, continuent de résonner ici comme partout dans le vaste monde. À Metz, cette ville marquée par l’histoire, tantôt française, tantôt allemande, les pierres multi-séculaires de l'Eglise St Pierre aux Nonnains parlent encore. Il suffit de tendre l’oreille. Venez. Écoutez. Observez. Metz vaut votre détour, ne serait-ce qu'un soir de match à St Symphorien pour entendre les supporters clamer : “Ici, c'est Metz !”.
Poesie
Ma peine sur mer
Les deux frères immobiles, loin, battus par les vagues,
Et l'ancre indélébile des bateaux sur la plage,
Jetée, plantée au coeur, comme une cale, un vil tag !
C'est ma mémoire qui pleure, à la Verne, au rivage.
Sous le pont Mirabeau coule dans mes veines, la rage,
Et sous la mer Nemo, la peine en héritage...
Déchu le Capitaine, brisé, d'un tel naufrage,
Survivant ranimé aux souvenirs qui surnagent,
S'estompent, s'épuisent et sombrent au dernier coup de dague...
Et dans mon sang, le sel de mes larmes zigzague.
Sous le pont Mirabeau coule dans mes veines, la rage.
Et dans mon sang, l'oubli n'en finit plus d'oublier,
Et dans mon sang, mes larmes n'en finissent plus de couler,
Et dans mon sang, mes larmes vident leurs derniers orages.
Pierre de Frebourg - Septembre 2022